Idrissa Dieng, le pragmatique

Idrissa Dieng, le pragmatique

 Au fil de cette nouvelle interview, je vous invite à entrer dans l’univers d’Idrissa Dieng. Il a rejoint les rangs de You Don’t Need Us en octobre 2017 et y opère aujourd’hui en tant que Chef de Projet/Scrum Master. Cet entretien devrait vous permettre d’en découvrir plus sur son profil professionnel, son goût pour l’indépendance et sa personnalité pragmatique. 

Pour commencer, peux-tu nous dire quel rôle tu joues, chez YDNU ?

Idrissa : Je suis un consultant indépendant spécialisé dans le Management de Projet et les méthodologies agiles. Je suis titulaire d’un doctorat en Informatique et certifié PMP® associé à de solides expériences dans l’industrie en qualité de Chef de Projet, Scrum Master ou Architecte Logiciel. Mon rôle est donc d’accompagner les clients pour piloter et suivre leurs projets. En ce moment, je réalise une mission en tant que Chef de Projet / Scrum Master chez l’un des clients de YDNU spécialisé dans la location longue durée de véhicules.

Peux-tu nous décrire ta personnalité ? Tes futurs collaborateurs veulent savoir à qui ils ont affaire…

Par rapport à mon ressenti, je dirais que je suis persévérant. C’est-à-dire que lorsque je fais quelque chose, je fais en sorte toujours d’aller jusqu’au bout et ce, sans oublier de me remettre en question à chaque fois. Je suis aussi une personne indépendante, qui aime le challenge et l’innovation. En tout cas, je fais tout pour échapper à ce qui est basique (rires). Pour finir, je pense être quelqu’un qui vise la performance, pas seulement la mienne mais surtout celle de l’équipe.

Avec un profil tel que le sien, il pourrait bien être le futur Batman, non ?

Dis-moi, Idrissa, si tu pouvais avoir un super pouvoir, tu choisirais lequel ?

Pour être honnête, je trouve cette question un peu bizarre (rires). Les super-héros, je n’y crois pas trop. Je vais donc ramener la question à mon métier, qui est de satisfaire le client, de piloter et maîtriser son projet, de planifier, de communiquer et d’appréhender les risques pour répondre aux besoins et fournir ainsi un résultat de qualité. Du coup, j’aimerais bien avoir une baguette magique qui pourrais régler tout ça sans effort. Bon, je pense que je n’aurais plus de métier, mais au moins je serais heureux.

Revenons aux choses sérieuses. Qu’est-ce qui te plaît le plus chez YDNU ?

Depuis mon arrivée dans l’entreprise, ce qui me plaît le plus, c’est le climat de confiance qui règne entre tous les collaborateurs. Avant de commencer à travailler pour YDNU, je ne connaissais personne de l’entreprise. Nous nous sommes rencontrés purement en tant que professionnels et notre collaboration est donc entièrement basée sur une relation de confiance.

Que dirais-tu à quelqu’un qui souhaiterait rejoindre l’aventure ?

Je leur dirais de ne pas hésiter. Tous les collaborateurs sont sérieux et passionnés. Par ailleurs, la collaboration se passe très bien. De plus, les nouveaux collaborateurs devraient s’attendre à beaucoup d’indépendance. Par exemple, c’est assez difficile de matérialiser les relations entre les collaborateurs car nous travaillons chacun sur différents projets et dans différents endroits, donc nous communiquons surtout par mail et par téléphone.

Est-ce un aspect que tu aimerais changer ?

Oui, je pense qu’on pourrait faire en sorte de rassembler l’équipe plus souvent.

Parlons métier. En tant que chef de projet, peux-tu nous dire quelles sont les clés d’une équipe performante ?

Le temps de suivi est très important. Prendre le temps de réfléchir à un encadrement et d’écouter les problèmes de chacun permet d’accompagner chaque membre de l’équipe selon ses besoins personnels. Il est donc important de faire un suivi régulier.

Il se pourrait que ça se passe mal pour un collaborateur, et dans ce cas de figure il faut privilégier le dialogue pour trouver une solution satisfaisante pour les deux parties.

J’aimerais maintenant savoir ce que tu penses du partenariat entre YDNU et le projet d’Eric Bellion, COMMEUNSEULHOMME.

Ça pourrait être un pari risqué. Mais même si c’en est un, ça vaut le coup car si on ne prend pas de risques et il n’y aurait pas de challenge. En tout cas, c’est une belle initiative. Les valeurs défendues par COMMEUNSEULHOMME sont des valeurs que l’on devrait tous partager, selon moi. Je trouve d’ailleurs que le fait qu’Eric souhaite ramener ces valeurs au sein des entreprises est une très bonne chose. J’en vois déjà qui mettent les cinq principes d’actions du projet en place, c’est encourageant.

J’avoue tout de même que je n’avais pas trop compris l’idée de faire ça en bateau, au début. Mais je trouve au final que c’est très original.

Parmi ces cinq principes d’actions dont du parles, quel est celui qui résonne le plus en toi ?

Je dirais FAIRE CONFIANCE, car sans confiance, on ne peut pas aller loin dans une collaboration. Je dirais aussi INNOVER SOUS LA CONTRAINTE. Il est important de savoir faire les choses de façon différente et nouvelle, car il y aura toujours des obstacles à confronter mais ils ne doivent pas nous faire reculer. Au contraire, il faut toujours chercher à les minimiser ou à les transformer en opportunités.

Comment appliquerais-tu ces deux principes ?

Tout d’abord, il faut faire confiance au collaborateur en fonction de son expertise. Par exemple, si on recrute un développeur pour qu’il fasse du développement il faudrait le juger uniquement sur ses compétences tout en lui laissant la liberté d’innover dans un cadre défini. Ensuite, il faut prendre en considération son retour d’expérience.

J’essaie d’appliquer cela en tant que chef de projet, mais ce n’est pas toujours évident dans la mesure où les profils sont tous différents et certains plus innovants que d’autres.

Avec autant de ressources et d’idées, tu pourrais changer le monde… Quel combat choisirais-tu ?

Je combattrais les inégalités qui touchent le monde et surtout les minorités. Je pourrais être le porte-parole des sans voix.

Et comment tu ferais ?

C’est une excellente question…. Si j’avais la réponse, je me lancerais (rires).

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