Yaël David, journaliste douce et discrète, « amoureuse » des gens et curieuse de la vie

You Don't Need Us > interview  > Yaël David, journaliste douce et discrète, « amoureuse » des gens et curieuse de la vie

Yaël David, journaliste douce et discrète, « amoureuse » des gens et curieuse de la vie

Cette semaine, chez YDNU, on inverse les rôles ! C’est avec un grand plaisir que Sandrine s’est mise dans la peau de l’intervieweuse pour questionner avec bienveillance et douceur Yaël, notre copywriter ! Malgré une certaine appréhension, elle a accepté de nous livrer un peu d’elle-même, de nous faire découvrir son univers et la belle personne qu’elle est.

Yaël, tout d’abord, merci d’avoir accepté de te livrer à cet exercice. Pour commencer l’entretien, j’aimerais que tu nous racontes ton parcours, jusqu’à ta rencontre avec YDNU….

J’ai d’abord survécu à un bac Scientifique, que j’ai choisi parce que ‘ça ouvre toutes les portes’. En réalité, je pense que je me serais sentie plus à l’aise en STMG (Sciences et technologies du management et de la gestion) par exemple, dans une voie plus professionnalisante, au lieu de faire des maths qui n’avaient (et n’ont toujours) aucun sens pour moi. Mes deux années en S ont été plutôt douloureuses… La théorie, je n’en pouvais plus ! Alors après mon bac, j’ai enchaîné avec un DUT MMI (Métiers du multimédia et de l’Internet) qui offrait beaucoup de pratique. J’ai pu y découvrir plusieurs métiers liés au web et à la tech, tel que du marketing et de la communication, de la programmation back-end et front-end, du graphisme ou encore du montage vidéo. En clair, la polyvalence, ça me connait bien. C’est grâce à cette formation multi-casquettes que je suis capable d’être un peu touche à tout chez YDNU.

Après mon DUT, je ne savais pas exactement dans quel domaine me professionnaliser, mais je savais au moins que la ‘com’ et plus particulièrement le journalisme m’intéressaient beaucoup. L’un de mes profs, un reporter de métier, m’a donné l’envie d’explorer cette voie-là grâce aux différents projets sur lesquels il nous a fait bosser. J’ai d’ailleurs eu l’immense chance de décrocher un stage en tant que journaliste dans le cadre de MMI puis de poursuivre mon cursus avec une Licence Pro en techniques journalistique pour les nouveaux médias à Paris VIII. Après cela, je me suis arrêtée. Je pense d’ailleurs qu’on peut encore me considérer comme une jeune diplômée, je suis sortie des études il y a seulement 18 mois… Bref, je ne souhaitais pas rester sur les bancs de l’école trop longtemps. J’avais vraiment envie de travailler, de ‘faire du concret’ comme on dit. Et puis bon, je ne sais pas si c’est très pro de dire ça mais l’école c’est quelque chose que je n’aimais pas du tout… (rires).

Je précise aussi que depuis un an, tu vis de l’autre côté de l’Atlantique… mais chez YDNU rien ne nous arrête. Peux-tu nous en dire un peu plus sur ce rôle de « touche à tout » ?


C’est justement ce qui me plait beaucoup chez YDNU ! Yanniss a vite cerné mon profil et n’a pas hésité à me confier plusieurs types de missions. C’est hyper stimulant et j’adore ça. Au départ, j’ai été embauchée comme Copywriter pour raconter l’histoire du partenariat entre YDNU et COMMEUNSEULHOMME et rédiger des articles sur l’aventure d’Éric Bellion, explorateur et fondateur de ce mouvement. Pour le coup, je ne connaissais pas trop ce métier de Copywriter, qui consiste en gros à raconter des histoires pour le blog des entreprises. C’est en quelque sorte du ‘marketing journalistique’ et je pense que ça colle plutôt bien à mon profil de compétences. J’ai d’ailleurs aussi créé la campagne de recrutement qu’on a lancé l’été dernier, je travaille actuellement sur notre Webzine et puis avec toi, Sandrine, on a mis à jour le site web d’YDNU. Principalement, je fais de la rédac’, c’est ce qui me plaît le plus et ce pourquoi je suis allée en Licence Pro. Accessoirement, je fais du marketing, un peu de graphisme et un peu de web-mastering. Ce sont les joies de travailler pour une jeune entreprise !

Yaël, nous te lisons régulièrement, on a donc un peu l’impression de te connaître. Toutefois, je sens qu’on peut arriver à te connaître encore un peu plus… On aimerait beaucoup que tu nous en dises plus sur ta personnalité ! Quels sont par exemple les 3 qualités qui te résumeraient le mieux ?

Ça, c’est LA question ! Je vous l’ai posée à vous tous et ce que j’ai retenu de toutes les interviews que j’ai menées, c’est que c’est la plus difficile pour beaucoup de gens. Ça l’est d’ailleurs pour moi aussi… Mais j’ai réussi à trouver mes trois mots. Je dirais tout d’abord que je suis une personne empathique et à l’écoute. Je pense que c’est naturel pour moi d’écouter et de me mettre à la place des gens. S’ils cherchent des solutions, je leur apporte des solutions adéquates, s’ils veulent du réconfort, je leur donne du réconfort. Paradoxalement, je suis aussi une grande introvertie. J’aime beaucoup les gens, mais il est difficile pour moi d’être avec eux tout le temps ou de sortir de mon cocon. ‘To put myself out there’ comme on dit en anglais, me révéler aux autres et sortir de mon confort me demande de gros efforts. C’est un exercice qui me draine émotionnellement et me vide de mon énergie. J’ai absolument besoin de me ressourcer en étant seule après de grands événements.

Enfin, je dirais que je suis curieuse. Je suis curieuse des gens, de leur vie, de leur métier, du monde… J’aime découvrir de nouvelles choses et de nouveaux univers. C’est certainement pour cela que le métier de journaliste me correspond autant. Ma curiosité est satisfaite par la richesse de mes rencontres et des sujets que je traite, mon envie d’écouter m’aide à ‘faire parler’ les gens, et le travail d’écriture qui s’ensuit, qui est plutôt une tâche solitaire, me permet de me ressourcer, de me reconcentrer sur l’essentiel et répond ainsi à mon côté introverti.

Je comprends maintenant un peu mieux ta légère réticence à l’idée d’être interviewée. C’est sûrement ton petit côté introverti, qui parle….

Je dois reconnaitre que si j’aime poser des questions, je suis beaucoup moins à l’aise quand il s’agit d’y répondre. Aujourd’hui, j’ai un peu l’impression d’être l’arroseur arrosé…

Je te rassure, tu te prêtes très bien au jeu ! Laissons un peu ta personnalité de côté et passons dans le monde surnaturel. Si tu étais une super-héroïne, quel serait ton pouvoir ?

Ça n’a pas vraiment de rapport direct avec ma personnalité ou mon métier, mais je crois bien que j’aimerais avoir le pouvoir de téléportation. J’adore voyager et comme je suis loin de ma famille depuis plus d’un an, la téléportation me conviendrait plutôt bien. Par contre, il faudrait qu’il y ait des contraintes à ce pouvoir. Si c’est trop facile, j’aurais peur de perdre le plaisir qu’il y a à voyager. On va dire que j’aimerais pouvoir me téléporter juste une fois par mois, ainsi mon corps aurait le temps de se regénérer (parce que se téléporter demanderait énormément d’énergie) et je ne perdrais pas le bonheur de l’anticipation, de la préparation du voyage ou de l’intensité des retrouvailles avec mes proches.

Et si tu devais t’identifier à un personnage figuratif du site YDNU ce serait lequel ?

J’aime beaucoup les deux gars à vélo. Et moi je serais les deux. À mes yeux, ils représentent l’esprit d’équipe, l’effort collectif. On arrive toujours à arriver à destination avec plus ou moins de travail même si on souffre, et on est heureux d’y arriver. Je n’aime pas trop l’esprit de compétition, je préfère l’esprit d’équipe, j’aime travailler avec les gens et non contre eux. Bon, ils ont l’air un peu énervés et ça à l’air de crier un peu mais tout le monde passe par là. Ils passent peut-être un moment difficile mais ils restent proches, soudés et continuent de pédaler pour atteindre leur but. Comme le dirait Thomas, il ne faut pas oublier dans les moments difficiles que l’on s’est fait confiance dans les moments où tout roulait bien.

Yaël, merci de nous avoir un peu livré de toi. Parlons maintenant de YDNU, qu’est ce qui te plait le plus dans cette aventure ?

La première chose que j’ai vraiment ressentie et adorée chez YDNU c’est la bienveillance de Yanniss. Dès le début, j’ai ressenti de ‘bonnes ondes’, de la confiance, l’envie de s’élever les uns les autres, l’esprit de corps. Notre communauté porte de belles valeurs en général. On sent vraiment qu’on peut y innover et tester de nouvelles choses, même (et surtout) dans les moments un peu chauds. On a le droit à l’erreur et on a aussi toujours la chance de faire les choses autrement ou de les voir autrement. Par ailleurs, on prend les personnes avec leurs différences de personnalité, de parcours, de vision et on en crée de la valeur pour nos clients. Pour une personne curieuse comme moi, toutes ces personnalités différentes sont une mine d’or. Je trouve ça vraiment top et je suis heureuse de faire partie de cette YDNU et non, ce n’est absolument pas du ‘baratinage’ (rires). Il ne faut pas oublier que j’ai interviewé presque tout le monde, donc je sais que ce sont réellement de belles personnes !

Tu connais très bien YDNU et ses valeurs, tu nous connais tous très bien, … alors, qu’écrirait la journaliste que tu es, à quelqu’un qui souhaite rejoindre l’aventure YDNU ?

Je lui dirais : ‘Si tu cherches une entreprise où te sentir bien et que tu as envie de te donner à fond dans le domaine que tu aimes, si tu veux travailler avec des supers personnes, YDNU est fait pour toi’! Certes, il faut s’accrocher un peu parfois car, si c’est une belle communauté, elle a encore un peu de chemin à faire et il y a des moments mouvementés et d’autres où il faut être capable de travailler en autonomie. D’autre part, la vocation de YDNU d’aider les petites entreprises délaissées par le Conseil est un vrai défi mais une promesse de belles rencontres également dans les entreprises clientes. En résumé, c’est la richesse des compétences, des personnalités YDNU et la diversité de nos clients que je mettrais en avant.

Et si tu devais changer ou améliorer quelque chose chez YDNU, qu’est-ce que ce serait ?

Je dirais qu’il manque de ritualisation, des moments de rassemblement, formels ou informels. Il faudrait pouvoir partager nos expériences en personne un peu plus et solidifier notre aspect communauté. Pour le reste, je ne changerais rien. Je pense qu’YDNU suit son chemin de jeune pousse, qu’elle est vouée à rencontrer quelques obstacles et qu’ils sont plus que nécessaires à notre avancée et pour décrocher quelques succès.

Tu as suivi l’aventure d’Éric Bellion pour YDNU, tu connais donc très bien son projet et l’homme. Ainsi, pour toi, que représente notre partenariat avec COMMEUNSEULHOMME ? 

COMMEUNSEULHOMME, c’est une idée un peu folle d’Éric, mais c’est aussi une très belle initiative !
C’est notamment une belle métaphore que de prendre la mer pour en retirer des leçons, puis ensuite les appliquer au monde de l’entreprise. C’est son aventure qui m’a fait venir chez YDNU et elle m’a tout de suite touchée. J’aime beaucoup le personnage car Éric, c’est un ‘gars bien’ ! Il a la tête sur les épaules, il ose, il s’écoute et il n’a pas peur de montrer sa vulnérabilité ou de sortir des clous, quitte à parfois ramer pour faire avancer son projet. C’est un homme motivant qui porte en lui de belles valeurs (oser la différence, faire confiance, innover sous la contrainte, favoriser l’harmonie, exulter en groupe ndlr) dont on a besoin dans le monde du travail. Je trouve génial qu’il se soit lancé un tel pari pour prouver au monde qu’on peut travailler avec des gens différents, que ça peut fonctionner ! Certes, il y a beaucoup de travail derrière tout cela, mais les bénéfices dépassent ce que l’on peut espérer et ça, ça en vaut vraiment la peine.

Justement, parmi les 5 principes d’actions
défendus par Éric et son équipe, quel est celui qui te parle le plus et pourquoi ?

Celui qui raisonne le plus en moi, c’est ‘oser la différence’. Le premier aspect de ce principe qui me parle, c’est son aspect libérateur, c’est le fait de ne pas avoir la pression de devoir rentrer dans un moule. Ça représente la liberté d’être soi-même, l’assurance d’être écouté même si on est ou si l’on pense différemment. À mon sens, aujourd’hui, on a besoin de personnes qui revendiquent leur liberté d’être. C’est un aspect qui m’a beaucoup manqué dans ma scolarité, car l’école a plutôt tendance à ‘formater’, on n’y n’encourage pas la différence de penser. Il y a souvent une seule bonne réponse et le ridicule n’est pas loin si l’on ne donne pas la réponse attendue. Pourtant, quand je pense à quand on est enfant par exemple, nos réponses sont très souvent réfléchies et étayées par notre vécu ou notre mode de pensées. Les enfants sont des êtres intelligents et à la créativité sans limite mais on leur apprend tôt à vite rentrer dans les clous, quitte à mettre leur individualité de côté. Dans les faits et dans la vie, je crois qu’il y a toujours plusieurs réponses possibles pour atteindre un but. Moi je n’aime pas être bridée et formatée et heureusement le Journalisme m’ouvre les portes vers un peu plus de liberté.

Le deuxième aspect important pour moi, c’est que je vois oser la différence comme la possibilité de voir différents visages. D’une manière générale dans le monde du travail, plus on monte dans la hiérarchie, plus on se confronte à un milieu ‘masculin’ et ‘blanc’ et ce n’est pas représentatif de la diversité du monde ou même de la France. C’est en tout cas mon ressenti dans le milieu du Journalisme, celui que je connais le mieux… De la différence de religion, d’orientation sexuelle, de couleur, de culture, de classe sociale, peuvent résulter beaucoup d’expérience différentes et c’est pour moi, une source de richesse pour une entreprise. Il me semble dommage de faire fonctionner une structure avec uniquement des gens qui se ressemblent, car elle risque de passer à côté d’une stratégie innovante, d’un marché ou d’une clientèle tout entière. Dans l’absolu, il est important pour moi de voir plus d’équité ou tout au moins plus d’égalité entre les gens, et de voir que tout le monde peut avoir sa chance dans le monde du travail.


Comment ferais-tu pour appliquer ce principe d’oser la différence dans le monde de l’entreprise ?

C’est un peu compliqué je pense, parce que ça fait peur, car on va vers l’inconnu, car il faut accepter des ‘corps étrangers’ dans son système et que cela chamboule les habitudes… Je n’ai pas vraiment de réponse concrète mais je pense qu’il faut juste oser !

Oser la différence c’est un peu comme voyager, c’est découvrir des méthodes ou des pratiques que l’on ne connaissait pas. C’est s’ouvrir sur le monde, c’est voir des cultures différentes, c’est rencontrer des personnes différentes. Il y a tellement de possibilités… Si j’étais une cheffe d’entreprise qui ose la différence, j’aime croire que je ferais preuve de la même ouverture d’esprit que lorsque je voyage dans un nouveau pays. C’est bien-sûr un effort intellectuel et un risque financier pour une direction déjà établie, et puis bien-sûr un effort collectif mais il ne faut pas se laisser envahir et freiner par la peur. J’ai bien conscience que c’est peut-être plus facile à dire qu’à faire, mine de rien oser la différence représente tout un reconditionnement. La solution que j’ai, c’est de faire appel à des boîtes comme YDNU, qui portent ces valeurs-là, pour ouvrir le champ des possibles.

Si toi, Yaël, tu pouvais changer le monde à la manière de COMMEUNSEULHOMME, quel moyen de locomotion utiliserais-tu et quelle(s) valeur(s) porterais-tu avec toi ?

Eh bien, malgré mon sévère mal de mer, je prendrais la voile car j’aime beaucoup l’océan !

C’est ce qui nous sépare en termes de distance, mais c’est aussi ce qui nous rejoint de continent à continent. Dans mon périple, je m’arrêterais pour prêcher des valeurs de respect, le respect des autres et de la différence. Je pense qu’il faut considérer les autres comme l’égal de soi-même. On est tous différents de par notre vécu ou notre apparence, mais on est tous à peu près constitués de la même manière… Je prendrais donc la mer et j’interviewerais les personnes que je croise et je publierais mes articles pour qu’ils soient lus par le plus grand nombre. En fait, je me rends compte que je ne serais qu’une pâle copie de COMMEUNSEULHOMME… j’embarquerais des passagers au fur et à mesure de mes escales pour mieux les connaitre et les découvrir. Et même si mes passagers me font couler, si je survis, et bien j’apprendrais de mes erreurs ! (Rires)

Merci Yael de t’être prêtée à ce délicat exercice de l’interview. Que ressens-tu maintenant que c’est terminé ?

Pour résumer, cette première expérience en tant qu’interviewée, je dirais que c’est un très bon exercice. Je suis vraiment contente de l’avoir fait même si cela m’a rendu très anxieuse. Ça m’a permis de prendre une pose et de me regarder un peu comme si je sortais de mon corps, de me voir de l’extérieur et de voir ou j’en suis dans mon parcours professionnel et dans ma vie.