5 raisons pour lesquelles vous devriez avoir peur des consultants !

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5 raisons pour lesquelles vous devriez avoir peur des consultants !

Ils sont là. Vous les sentez, mais ne les voyez pas encore.

Soigneusement caché dans les hautes herbes, vous avancez le plus discrètement possible. Soudain, une envolée d’oiseaux obscurcit le ciel. Trop tard. Les rois de la savane vous observent depuis leur promontoire rocheux. Des immenses lions en costumes trois-pièces qui vous toisent du regard. Vous vous dites que si vous ne bougez pas, ils ne vous verront pas. Même pas le temps de terminer votre pensée. Une énorme gueule pleine de dents hérissées tranchantes comme des couteaux se referme sur vous.

Au même moment, le réveil sonne.

Transi de peur, trempé de sueur, vous tentez de calmer votre rythme cardiaque qui s’affole. Dans deux heures, vous rencontrerez pour la première fois votre nouveau consultant.

Alors, rêve prémonitoire ou pas ?

La peur de l’inconnu

Travailler avec un consultant pour la première fois, c’est comme faire un baptême de l’air en parachute. Vous pensez que le type attaché derrière vous maîtrise son sujet, mais il y a toujours une minuscule part de doute. Est-ce que le fait de se jeter dans le vide avec ce consultant est la meilleure décision que vous ayez prise dernièrement ? Et si c’était un escroc ? Ou pire, s’il allait prendre votre place ? Quelles sont ses limites ? Jusqu’où peut-il aller ? Et s’il avait saboté votre parachute et allait vous regarder vous planter en souriant ?

Les solutions

Il faut être particulièrement exigeant sur au moins deux aspects : le processus de recrutement et la définition du périmètre.

Le recrutement doit être réalisé avec minutie, car le prix n’est pas toujours une garantie de qualité. Il faut lui faire des tests, mesurer ses connaissances et exiger des livrables par itérations rapides pour juger promptement de ses compétences et de son expertise. Et puis, c’est aussi une question de feeling. Écoutez ce que vos tripes vous disent. S’il ne colle pas à la culture de votre entreprise ou à vos valeurs personnelles, laissez tomber.

D’autre part, un consultant disposera toujours, quoi que vous fassiez, d’une liberté de parole et de mouvement. Il faut donc définir un périmètre pour sa mission. Il n’est pas là pour tout révolutionner ou pointer du doigt ce qui ne va pas. Il est là pour vous aider. C’est toujours bon à rappeler.

La peur du jargonnage cabalistique

Comment ça, vous ne savez si votre serveur Exchange est rétrocompatible avec la version 18 de l’AMP ?

Dans toutes les organisations, la transformation digitale implique l’alliance du business et des technologies. Or, rien de pire qu’un consultant jargonnant qui ne fait rien pour se faire comprendre : anglicismes à la volée, langage technique, syntaxe ésotérique…

Comment ? Vous n’avez pas votre traducteur ?

Par snobisme ou par paresse intellectuelle, les mots complexes et les tournures de phrases alambiquées dopées au franglais peuvent être l’apanage des consultants. À quoi bon le payer, si vous ou votre équipe ne comprenez rien à ce qu’il raconte ?

Les solutions

Le consultant est au service de son client et doit s’adapter. Gardez bien cela à l’esprit. En cas de dérapage, une petite mise au point est toujours utile pour repartir sur le bon chemin.

De votre côté, pensez à présenter systématiquement le contexte, le public et le niveau d’expertise de toutes les parties prenantes que le consultant va rencontrer. S’il est persuadé qu’il a à faire à un public d’experts, c’est logique qu’il monte le niveau dans sa présentation.

La peur de réitérer une mauvaise expérience

Chat échaudé craint l’eau froide.

Vu la dernière expérience vécue avec un consultant – que ce soit la semaine dernière ou il y a dix ans, vous vous êtes fait une promesse claire : on ne vous y reprendra plus. Pas question de tout recommencer. Cette peur est celle de l’amoureux éconduit : terminé, fini… je ne veux plus en entendre parler.

Alors, quand votre patron vous soumet l’idée du consultant, les mauvais souvenirs refont surface.

La solution

Il va falloir se faire violence. Une mauvaise expérience peut être isolée. Tout dépend du contexte, de la mission et des projets. Prenez le temps de faire une introspection. Qu’est-ce qui n’a pas été ? Pourquoi ? Comment ? Qui était impliqué ? Qu’avez-vous fait pour que ça n’ait pas été mieux ? Qu’auriez-vous pu faire pour améliorer la situation ?

Vous devez faire face aux mauvais souvenirs et ne pas tenter de les enfouir dans un recoin de votre mémoire. Non seulement vous vous sentirez apaisé, mais en plus, cette fois, vous avez toutes les clés en main pour que les mauvaises expériences du passé ne se reproduisent pas.

La peur de la trahison

Pourquoi faire confiance à une personne à qui vous allez confier tous vos secrets, et qui pourrait les divulguer à vos principaux concurrents ? Pourquoi embaucher des mercenaires au lieu de renforcer votre armée par des soldats en apparence loyaux ? Et si vous faisiez entrer un renard dans le poulailler ?

Cette peur est légitime, surtout si le consultant doit travailler sur des sujets sensibles comme des budgets, des processus de production ou des infrastructures technologiques complexes. Mais légitime ne veut pas dire rationnelle.

La solution

Exigez des références et faites vérifier le contrat de prestation par un juriste. Il existe de nombreuses options légales pour vous protéger, incluant des clauses de confidentialité ou de non-divulgation. Si vous travaillez dans un secteur sensible, demandez un extrait de casier judiciaire et faites une recherche en ligne pour s’assurer que rien ne vienne le compromettre. Et si vous êtes vraiment paranoïaque et que vous avez un budget conséquent, demandez à un détective de mener son enquête.

Le plus important pour un consultant ? Sa réputation et le bouche-à-oreille. Si un scandale éclate, il perdra tout. La prise de risque est bien trop grande. Aucun intérêt pour lui de se faire griller dans son business. Alors, rassuré ?

La peur du dépassement financier

Les consultants coûtent cher, c’est bien connu. Dès qu’ils décrochent le téléphone, le compteur tourne et vous en avez déjà les genoux qui s’entrechoquent.

Comment faire pour ne pas avoir de mauvaises surprises à la réception de la facture ?

La solution

Avoir un objectif de résultats et non pas un objectif de moyens. Peu importe le nombre d’heures passées sur un projet, ce qui compte c’est le résultat. Un postulat de départ qui doit être clairement établi au moment de travailler ensemble. S’il trouve la solution au problème en trois jours, tant mieux pour lui. S’il doit y passer trois semaines, c’est son affaire. À partir du moment où les choses sont claires dès le départ, le consultant sait à quoi s’attendre et la relation part sur une base saine.

Après la première journée de travail, vous revenez détendu à la maison. Votre mauvais rêve est oublié. En ayant appliqué ces stratégies, vous avez sécurisé votre recrutement et votre fonctionnement avec votre nouveau consultant. Et en plus, il est drôle. À priori, vous avez misé sur le bon cheval !

 

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