Pourquoi (et comment) YDNU s’adresse aux PME

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Pourquoi (et comment) YDNU s’adresse aux PME

Les disparités d’accès au numérique entre les petites entreprises et les grands groupes français ne cessent de s’accentuer. Les risques légaux et financiers liées à la digitalisation deviennent plus importants pour nos petites entreprises, l’ouverture au haut débit reste encore limitée et les spécialistes du digital se font la malle… Et c’est bien pour ces raisons qu’YDNU a décidé d’apporter ses services et son expertise aux PME.

Deloitte soulevait déjà en 2016 ces disparités entre grandes et petites sociétés, expliquant qu’il était important de mettre chaque entreprise sur un même pied d’égalité en termes d’accès au numérique, non seulement pour des raisons de justice, mais aussi pour renforcer la compétitivité et ainsi booster l’économie. Or il semblerait que les choses aient plutôt stagné depuis 2016… Cette année, 1/3 des PME françaises ont rayé toute transformation digitale de leur agenda, rapporte le Medef dans une étude menée en collaboration avec Boston Consulting Group. En cause, plusieurs problèmes sont à noter. Premièrement, la France subit une « fuite des cerveaux » considérable, 76 % des sondés se disant prêts à aller travailler à l’étranger… Sans compter que « les jeunes femmes en particulier se tiennent à l’écart des métiers du numérique alors même qu’elles y ont toute leur place ! », confie Christian Poyau, président du comité Mutations technologiques du MEDEF. En somme, les talents français du numériques s’envolent pour de nouvelles contrées, ne sont pas assez valorisées ou bien sont retenues par les Grands Groupes de l’Hexagone.

Les PME françaises en détresse ?

Par ailleurs, les PME et mêmes les « grands » n’ont pas encore accès au très haut débit (fibre et 5G), une brique nécessaire à leur digitalisation. Les politiques publiques actuelles ayant tendance à freiner les investissements (concurrence, impôts productifs, prix des licences), l’écart se creuse entre les petites boîtes et leurs grandes concurrentes. L’application très, voire trop restrictive du cadre légal concernant l’échange et l’exploitation de Data, notamment du RGPD, pèsent davantage sur la capacité à se digitaliser des petites entreprises – qui n’ont pas les moyens de risquer subir les sanctions du règlement européen. Ces contraintes freinent notamment la montée en puissance des applications d’IA pour ces entreprises et permettent aux pionnières ayant investi tôt dans cette technologie d’accélérer davantage et de creuser l’écart. Près de 90% d’entre elles ont augmenté leurs investissements IA depuis l’an dernier, contre moins des deux tiers des entreprises qui n’ont pas encore sauté le pas…

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Fort heureusement, toutes ces mauvaises nouvelles ne dépeignent que partiellement la situation des entreprises en France, car le pays garde quelques points forts. Par exemple, 20% de la R&D des entreprises est boostée indirectement par le gouvernement grâce aux incitations telles que FranceNumérique. La qualité de la formation des talents digitaux et l’excellence des formations scientifiques de la France sont également l’une des meilleures du monde, toujours selon le MEDEF et BDG. Par ailleurs, l’OCDE rapporte que la France est 2ème quant à l’accès aux données et 3ème vis-à-vis de la disponibilité de celles-ci.

Mais alors, où en sont-elles ?

Les PME et les TPE ont bel et bien conscience de l’enjeu que représente la digitalisation des entreprises. Mais elles sont souvent freinées par la gestion du temps et les pressions économiques liées à l’état de la concurrence ainsi qu’à la gestion des clients et de nouveaux contrats, appuie l’étude de l’Apec, publiée en mars dernier. Nos petites entreprises se retrouvent ainsi submergée par l’accélération des processus, des outils et des usages… Elles accusent notamment d’un décalage avec le niveau de maturité des consommateurs français. Par exemple, 2 PME françaises sur 3 bénéficient d’un site Internet, alors que dans le reste de l’Union européenne, 3 PME sur 4 en possèdent déjà un. Par ailleurs, près de 70% des consommateurs français achètent et paient en ligne, alors que seule 1 PME sur 8 fait usage de solutions de vente en ligne.

Peu structurés, les projets de transformation numérique des PME ressemblent plutôt à de « simples projets informatiques », explique l’Apec : « Parce que beaucoup d’entreprises rencontrées se sentent éloignées de l’image d’une ‘révolution’ qu’elles mettent derrière le terme de transformation numérique, elles perçoivent leurs projets comme étant de faible ampleur et sans grande complexité ».

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L’étude précise également que comme les TPE et PME disposent de peu de moyens pour innover, elles ont tendance à se lancer dans des projets dont la mise en place et les résultats sont rapides. Elles évoluent donc progressivement, établissent des diagnostics internes (souvent informels) en cherchant des solutions peu coûteuses et adaptées sur mesure à leurs besoins, sans jamais aller vraiment chercher du conseil…

Le besoin d’accompagnement est d’ailleurs peu ressenti par nos petites entreprises, puisque ces projets informatiques sont perçus comme de faible envergure, bien qu’ils fassent partie d’une approche graduelle de la transformation numérique. Toutefois, elles rencontrent un certain nombre de difficultés, comme la conception du cahier des charges : quel logiciel choisir ? Sur quels critères ? Sur combien de temps ? Pour ce Responsable administratif du personnel, travaillant dans une PME de province spécialisée en vente de formations et comptant 48 salariés, « toute la phase de rédaction du cahier des charges, la recherche de prestataire, le choix du prestataire, sont des périodes entre guillemets, où on sait qu’il ne faut pas se planter car c’est quand même des coûts importants. Beaucoup de questions derrière aussi : quel service de maintenance ? Quelle présence de leur part, après ? Quelle autonomie pour nous par rapport à eux ? Ces questions-là suscitent des interrogations et du stress pour l’équipe projet, ce qui est normal », explique-t-il dans l’étude de l’Apec.

Ce que YDNU veut pour les PME

C’est donc souvent au moment de la rédaction de ce fameux cahier des charges que les petites et moyennes entreprises font appel à des prestataires de conseil, qui (normalement) les accompagnera pour la phase de suivi du projet. Malheureusement, la réalité est telle : « On s’est aperçu que pour beaucoup d’entreprises, une fois le cahier des charges rédigé, beaucoup d’offres de prestataires étaient soit pas forcément toujours en accord avec la demande de l’entreprise initiale, soit, des fois, sur des budgets, des investissements, qui n’étaient pas en rapport non plus avec les budgets des entreprises », atteste la Chambre de métiers et de l’artisanat, toujours dans le rapport de l’Apec.

« La perfection des moyens et la confusion des buts semblent caractériser notre époque. » – Albert Einstein

Ce problème vient du fait que la plupart des cabinets de conseil standardisent leurs offres en se basant très souvent sur les éléments qui ont fait le succès de grandes entreprises. Or nous croyons avec forte conviction que les PME ont pour atout majeur un savoir-faire unique, né de leur propre histoire. Ce savoir-faire fait de ces PME des entreprises diverses et bourrées de richesses. Les mondes digitaux ne doivent pas leur apporter de la complexité, de la peur ou, pire encore, une forme d’harmonisation. Bien au contraire ces mondes digitaux – intrinsèquement variés, adaptables et multiformes – sont de formidables opportunités et se doivent d’être au service de ce savoir unique. Il est donc primordial de ne pas négliger ces quatre points, cadre de notre approche :

  • La culture de l’entreprise, son histoire et l’identification de son savoir-faire : nous réalisons pour cela des diagnostics culturels et de maturité face au numérique.
  • Prendre en compte les moyens et la relation au temps : nous favorisons des modèles de conseil sur mesure, par abonnement par exemple et /ou au succès qui permettent de lisser dans le temps les coûts et de se focaliser sur les résultats plus que sur les moyens au rythme de l’entreprise.
  • Ne pas se rendre prisonnier de la technologie : nous favorisons une approche pluridisciplinaire qui permet de repositionner la technologie au service d’un savoir faire et de tendre vers l’autonomie.
  • Ne pas s’isoler : il est important de construire son écosystème digital et numérique, l’identifier et l’animer.

C’est donc avec cette philosophie que nous savons aborder les besoins et objectifs de chaque PME, et c’est avec cette philosophie que nous leur garantissons un succès qui leur est aussi propre et unique que leur expertise.

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Photo d’illustration : © Ian Schneider